LECTURE CHANTÉE
Chanter, rire et résister à Ravensbrück
Conception et jeu : Claudine Van Beneden et Angeline Bouille
Durée : 40 à 45 minutes

 
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En parallèle  du spectacle  « Une opérette à Ravensbrück » d’après Le Verfügbar aux enfers » de Germaine Tillion, nous proposons une lecture musicale qui permettra de rencontrer Germaine Tillion, sa vie de résistante et le texte qu’elle a écrit à Ravensbrück.

 

En nous appuyant sur le texte du « Verfügbar aux enfers  - une opérette à ravensbrück » et sur des extraits des ses mémoires nous ferons découvrir cette œuvre de survie collective,  ce besoin de créer pour résister en écrivant des chants qui détourne avec humour un répertoire variés d’airs populaires et qui éclaire les relations complexes entre mémoire musicale, création, et résistance dans les camps.

 

« Toute ma vie j’ai voulu comprendre la nature humaine, le monde dans lequel je vivais »

Germaine Tillion

 

Germaine Tillion lors de son incarcération à la prison de Fresnes, puis au camp de Ravensbrück n’a cessé d’écrire tantôt des chansons afin de donner des nouvelles nationales et internationales de la guerre, tantôt des recettes de cuisines afin de passer des informations à ses camarades.

A partir de ces écrits, de ses mémoires et de son ouvrage « Ravensbrück », elle donne une image de la vie du camp, des combines pour survivre, des réseaux et des informations qui circulaient.  Elle arrivait à être informée des convois, du nombre de détenues enlevées pour la mort. C'est bien là le travail d'une ethnologue. C'est un témoignage comme une étude, qui expose le fonctionnement parallèle du camp.

 

Ses écrits  donnent une idée de l'enchaînement individuel qui a poussé un groupe d'hommes à commettre toutes ces atrocités durant la guerre, la progression insidieuse de cette idéologie nazie... mais aussi la détermination de Germaine Tillion à décortiquer le processus d'écrasement systématique des individus.

 

« Moi, j’étais terrassière, je tirais une grosse meule pour faire les routes et après ça, j’ai été débardeur, pour décharger les trains de tout ce qui avait été volé dans le monde entier. Alors j’ai fait ces trucs-là et entre-temps, j’écrivais une opérette pour m’amuser entre deux meurtres. Voilà comment on survit, ou on ne survit pas » 
Germaine Tillion