MUSIQUE / CONFÉRENCE
Karaoké : chanter pour ne pas mourir (de honte)
Conférence-spectacle déjantée d’ethno-anthropologie populaire
Conception : Claudine Van Beneden
Une conférenciere autoproclamé·e «ethno-anthropologue du karaoké» entreprend de livrer au public les résultats de ses années de recherche sur ce rituel contemporain le karaoké. Mais très vite, la conférence dérape.
Entre données pseudo-scientifiques, démonstrations pratiques, témoignages
“de terrain”, et crises existentielles, la rigueur académique se dissout dans la fièvre du chant populaire.
Le spectacle oscille entre conférence universitaire, seul-en-scène comique
et performance participative.
Le public devient tour à tour sujet d’étude, cobaye, et chœur collectif.
Le texte de cette conférence s’appuie sur une étude sérieuse d’ Alain Anciaux, anthropologue et chargé de cours à l’université Libre de Bruxelles, sa formation et son amour pour le chant l’ont mené à écrire une ethno-anthropologie du Karaoké.
Derrière son apparente légèreté, le karaoké est un espace profondément social et politique.
Il crée du lien là où il n’y en a pas, rassemble des individus d’origines, d’âges et de milieux différents dans une expérience collective où la parole – ou plutôt la voix – circule librement. Chanter, même maladroitement, devient un acte de présence, une prise de place dans l’espace commun.
Dans Chanter pour ne pas mourir (de honte), le karaoké est envisagé comme un rituel contemporain : un moment où les hiérarchies s’effacent, où chacun peut s’exprimer, se dévoiler, et être écouté. Il s’agit d’un outil de démocratisation de la scène, un espace où l’on ose, où l’on échoue, où l’on recommence – ensemble.
Le choix des chansons n’est jamais anodin. Derrière les refrains populaires se cachent des récits intimes et collectifs, des prises de position, des héritages culturels. Certaines chansons portent en elles des messages politiques, des luttes, des revendications ou des mémoires. Les chanter aujourd’hui, c’est les réactiver, les partager, les remettre en circulation dans le corps social.
Conception et jeu : Claudine Van Beneden
Direction d’acteur et jeu : Raphaël Fernandez
Écriture et conception : Angeline Bouille
Durée :
